Il y a des jours où on sent qu’on tourne en rond.
On a beau méditer, faire de l’introspection, parler à son psy ou prier le ciel… il y a comme un voile.
Un épais rideau invisible entre nous et ce qu’on sent être juste derrière.
Ce n’est pas qu’on ne veut pas avancer.
C’est qu’on a l’impression que ça bloque au même endroit, encore et encore.
Et là, on se dit :
Alors on va chercher l’exceptionnel.
Les rebirths.
Les cérémonies de cacao, de plantes, de souffle.
Et parfois…ll’Ayahuasca.
Ce breuvage sacré d’Amazonie, cette potion mystique censée nous faire traverser tous les voiles d’un seul coup.
Et il est vrai que certains en ressortent avec les yeux brillants.
Ils disent qu’ils ont vu, qu’ils ont compris.
Et ils retournent encore et encore.
Mais souvent, derrière le regard illuminé, moi je vois autre chose.
Je vois un corps qu’ils ne sentent plus.
Je vois une énergie sexuelle désorganisée, figée, ou fuyante.
Ils ont vu le haut… mais ont perdu le bas.
Ils ont perçu des vérités… mais ne savent pas les habiter.
La DMT — ou diméthyltryptamine — est souvent surnommée “la molécule de l’esprit”.
Parce qu’elle ouvre, en quelques secondes, des portes que le mental humain peine à franchir seul.
Elle permet :
Les effets que l’on observe sous DMT, que ce soit par ingestion de plantes comme l’ayahuasca ou via sa production naturelle par le corps, sont souvent bouleversants :
Ce sont des états d’unité, de clarté extrême, parfois d’amour inconditionnel.
On y perçoit :
Mais ce que peu de gens savent, c’est que le corps humain produit lui-même de la DMT, en très petites quantités.
On pense qu’elle est générée notamment par la glande pinéale (souvent appelée le “troisième œil”), mais aussi par les poumons et le foie.
Et surtout, elle serait naturellement libérée dans certains moments clés de l’existence :
pendant le sommeil paradoxal,
lors d’un orgasme profond,
à travers certaines méditations ou transes intenses,
mais aussi aux seuils de la vie : à la naissance, et à la mort.
Elle est en nous, tapie dans l’ombre, et elle attend les bonnes conditions pour se révéler.
Et ces conditions peuvent être réunies, non pas par des substances, mais par des pratiques conscientes, incarnées, lentes, comme celles que propose le Tantra.
Je ne suis pas contre l’Ayahuasca.
Elle a sa place.
Elle peut offrir une clarté fulgurante, une initiation fulminante, pour des personnes déjà engagées sur un chemin d’intégration.
Mais ce que j’ai vu, c’est aussi :
Parce que quand on ouvre trop vite, on risque de ne pas pouvoir refermer sans briser.
Et quand on cherche à tout voir d’un coup, on oublie que le divin se laisse apprivoiser lentement.
Le problème, ce n’est pas l’élan mystique.
Parce qu’on a peur que ça n’aboutisse jamais.
Parce qu’on se dit : “J’ai déjà travaillé sur ça il y a dix ans… pourquoi est-ce que ça revient encore ?”
Parce que parfois, on est fatigué·e de fouiller en soi.
Mais la vérité, c’est que chaque prise de conscience, même si elle semble répétitive, vient s’imprimer à un niveau plus profond.
Chaque fois qu’on comprend quelque chose, il faut ensuite que le corps le digère, l’assimile, l’incarne.
Et à chaque étape, le corps s’ouvre un peu plus.
Il se rend plus sensible, plus fin, plus vibrant.
On commence à sentir des choses nouvelles, dans des espaces jusque-là muets.
Et alors, le monde change.
Pas parce qu’il devient magique, mais parce que notre regard se raffine.
Mais il construit en nous une architecture invisible.
Une trame vibratoire, sensible, forte.
Et à mesure que le rideau se dissout doucement
— non par explosion, mais par dilatation —
on devient plus proche de tout.
De la vie, de l’amour, du mystère.
Les expériences trop intenses arrachent parfois ce rideau d’un coup.
Mais souvent, il revient.
Et plus épais encore.
Le corps, lui, n’a pas été préparé à cette ouverture.
Il est dépassé.
Alors qu’en avançant doucement, ce voile devient fin, presque translucide, jusqu’à se fondre dans la lumière.
Et même s’il reste un léger flou, on a appris à aimer avec lui.
À marcher avec lui.
C’est peut-être ça, le vrai éveil :
Elle est une conséquence subtile, une émanation naturelle de la présence totale.
Elle n’a pas besoin d’être ingérée ni provoquée de force.
Elle surgit — parfois imperceptiblement — lorsque le corps devient temple, que le souffle devient prière, et que le silence devient offrande.
le mental s’efface, les résistances tombent, la vibration s’élève.
Et alors, quelque chose se déploie… une perception autre, fine, liquide, lumineuse.
C’est comme si l’on entrait dans un autre champ, sans quitter ce monde : les contours se fondent, l’espace devient vivant, et l’intérieur devient vaste.
La DMT, dans cette approche, n’est pas extatique par explosion.
Elle est extatique par expansion.
Elle ne vient pas pulvériser l’ego, elle vient le dissoudre dans l’amour.
Elle ne cherche pas à t’emmener ailleurs, elle amène l’ailleurs en toi, dans la chair, dans le regard, dans le battement du cœur.
Et surtout, elle laisse des traces.
Pas des images spectaculaires ou des récits chamaniques… mais des frémissements de vérité dans le quotidien.
Tu sens que ton regard a changé.
Que ta peau est plus fine.
Que la vie, dans sa simplicité, est devenue sacrée.
Voilà ce que le Tantra permet : honorer l’éveil, sans brutalité.
Donner au corps la possibilité de s’ouvrir de l’intérieur, jusqu’à ce que cette mystérieuse molécule, la DMT endogène, émerge comme une rosée au creux du cerveau.
Et là, tu n’as rien eu à forcer.
Tu n’es pas monté. Tu es devenu plus vaste.
Et c’est cela, peut-être, l’expérience la plus digne du nom sacré d’extase.
Tu peux l’éveiller en toi. Doucement. Profondément.
Parce qu’on est en manque.
Manque de vérité.
Manque de sensation.
Manque d’unité.
Même ceux qui fuient la religion, la spiritualité, les dogmes… souvent, ils cherchent autre chose.
Une sortie du quotidien vide, une étincelle de transcendance, un éveil qui ne serait pas désincarné.
On veut retrouver ce goût d’infini qu’on ressent parfois dans :
Mais ce qu’on cherche dans ces moments… c’est rarement l’autre.
C’est nous-mêmes, dans un état élargi.
Un soi plus vaste, plus vrai, plus vibrant.
Alors non, tu n’as pas à culpabiliser de chercher ces expériences.
Tu n’as pas à t’excuser de vouloir plus.
Tu n’es pas fragile parce que tu rêves de mondes invisibles.
Tu es humain.
Et cette soif, ce vertige, cette envie de fusion… C’est ce qui fait de toi un être en marche.
Mais ce que je veux te dire, c’est que cette marche peut être douce.
Tu peux y aller sans te brûler. Sans t’éparpiller.
Sans devoir te reconstruire chaque fois que tu redescends.
Quand tu respires avec conscience.
Quand tu masses avec présence.
Quand tu fais l’amour comme si c’était la première fois.
Quand tu écoutes sans juger.
Quand tu regardes les chats jouer ou le ciel changer de couleur et que tu pleures sans raison…
Tu es déjà dans un état modifié. Tu es déjà en contact avec le mystère.
Et c’est là, justement, que l’expérience devient puissante : quand elle ne t’arrache pas au monde, mais qu’elle le rend plus beau, plus dense, plus sacré.
Tu n’as pas besoin de boire la plante.
Tu peux devenir la plante. Tu n’as pas besoin d’aller là-haut.
Tu peux incarner le haut, ici.
Ce texte, c’est pour toi.
Toi qui as soif.
Toi qui ne veux plus tourner en rond.
Toi qui cherches la magie sans perdre le réel.
Tu as le droit de vouloir voir plus loin.
Mais regarde déjà où tu poses les pieds.
Ce corps. Cette chair. Ce souffle.
C’est par là que la porte s’ouvre.
Et moi, Tantrika, je ne suis pas là pour t’envoyer ailleurs.
Je suis là pour t’accompagner à descendre plus profond.
Plus près.
Plus doux.
Pour que l’extraordinaire vienne habiter l’ordinaire.
Et que tu n’aies plus jamais besoin de fuir ton propre mystère.
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