Il y a une chose que l’on oublie, dans nos quotidiens bien remplis, nos vies urbaines, notre manière de faire l’amour ou même de respirer : c’est que notre bassin est vivant.
Il n’est pas seulement un point d’ancrage anatomique.
Il est une clef.
Le centre d’équilibre entre notre force vitale, notre ancrage et notre sensualité.
Et pourtant, combien d’entre nous l’ont déserté ?
Chez les femmes comme chez les hommes, le bassin est souvent figé, verrouillé, durci, à l’image des tensions de la vie moderne.
Et dans l’intimité, ce manque de souplesse a bien plus de conséquences qu’on ne le croit.
Dans ma pratique du massage tantrique, dans les formations que j’anime, je vois chaque jour des corps en demande.
Des corps qui veulent sentir, vibrer, respirer plus profondément.
Et très souvent, ce qui bloque… c’est le centre : le bassin.
Un jour, un homme d’une cinquantaine d’années m’a confié : « Je crois que je n’ai jamais bougé mon bassin autrement que pour faire l’amour. »
C’était dit avec tendresse, mais aussi avec étonnement.
Et pourtant, c’est tellement vrai, pour tant d’hommes.
Le bassin est vécu comme une mécanique, un outil, jamais comme une matrice vivante.
Nous passons des heures assis, dans des postures tendues, contractées.
Nous vivons dans une culture qui valorise la maîtrise, l’efficacité, le contrôle.
Et le bassin ?
Il est le siège du lâcher-prise.
Il est incompatible avec la tension.
Dans l’intime, ce verrouillage prend la forme :
Avant de découvrir le Tantra, j’ai longtemps cherché un langage corporel qui me libère.
J’ai fait de nombreuses danses. Mais c’est la danse orientale qui m’a bouleversée.
Je me souviens encore de mes premières années.
J’étais absorbée. Fascinée. Je pratiquais chaque jour, j’enseignais même parfois, je montais sur scène.
Je me sentais belle, féminine, sacrée.
C’était mon temple, mon offrande. J’aurais pu en faire ma vocation.
Mais un jour, tout s’est arrêté.
Je ne me sentais pas assez parfaite.
Le regard des autres, le doute, la fatigue, la pression intérieure m’ont fait couper ce lien.
Je n’ai plus dansé. Et avec la danse, j’ai senti que quelque chose de mon féminin s’était éteint.
Plus tard, j’ai découvert le yoga. Le Vinyasa d’abord, fluide, rythmé. Puis des pratiques plus profondes, plus subtiles.
Mais c’est dans le Nauli, Agni Sara, les respirations de feu que j’ai retrouvé… quelque chose d’ancien. Les ondulations du ventre me rappelaient ma danse.
Les pulsations du bassin, les mudrās tantriques, les verrous énergétiques…
Tout me ramenait à cette danse sacrée du corps.
Je n’allais plus aux cours de yoga.
Je me sentais trop figée dans une forme extérieure.
Alors j’ai laissé mon corps respirer autrement.
Je suis revenue aux postures spontanées.
J’ai mêlé souffle, spanda, mouvements intuitifs, en dehors de tout cadre.
Et j’ai compris que je ne voulais plus jamais qu’on me dise comment danser.
Aujourd’hui, je guide les corps à retrouver leur langage propre.
Beaucoup d’hommes que j’accompagne me disent : « Je croyais que bouger le bassin, c’était une histoire de femme… »
Et pourtant.
Un homme qui respire dans son bassin devient :
Ce n’est pas efféminé. C’est incarné. C’est fort.
C’est viril, dans le sens authentique du mot : celui qui est relié à sa force vitale.
Quand un homme respire dans son périnée, dans ses hanches, dans ses reins, il ne se coupe plus de sa sensualité.
Il n’a plus besoin de performances.
Il sent.
Et ce qui est merveilleux, c’est qu’en touchant son bassin, il touche aussi son cœur.
Dans le Tantra, tout est relié.
Le souffle est l’outil le plus simple, mais aussi le plus profond.
Et quand on apprend à respirer avec le périnée, avec l’utérus, avec le hara, alors le corps tout entier devient un instrument d’éveil.
Mais ce n’est pas un cours de yoga académique. Ce n’est pas du Pilates revisité.
C’est une exploration sensorielle.
Quand je guide une personne en massage tantrique, souvent je l’invite à :
Et là… quelque chose se passe. Une lumière s’allume.
Un feu sacré remonte.
La personne redécouvre qu’elle habite un corps vivant, et non une machine.
Vous n’avez pas besoin d’aller dans un ashram.
Vous n’avez pas besoin de faire 100 abdos par jour.
Ce dont vous avez besoin, c’est de ressentir.
Fermez les yeux.
Respirez profondément.
Posez vos mains sur votre bas-ventre.
Et laissez-le onduler.
Pas pour séduire. Pas pour faire beau.
Pour sentir.
C’est ça, le début de la réconciliation.
Aujourd’hui, j’ai créer des rituels pour guider les hommes et les femmes pour éveiller la force de leur bassin.
Dans mes formations au Toucher de Soie®, j’ai ouvert un espace où l’on mélange :
Des espaces où l’on peut redevenir soi, homme ou femme, sans avoir à performer, sans avoir à être parfait, juste présent·e.
Le bassin n’est pas une simple articulation.
C’est une porte.
Celle de la vie, du plaisir, de la guérison, de la conscience.
Si vous êtes un homme, osez vous reconnecter à votre bassin.
Si vous êtes une femme, osez réveiller cette danse oubliée.
Et si vous êtes sur un chemin tantrique ou spirituel, souvenez-vous : le divin ne se trouve pas en dehors.
Il commence dans le bassin.
De la magie au Toucher,
Avec Tendresse,
Hajira
Partager l'article
Besoin d'un renseignement ?
on vous rappel
Parce que l’intime est un chemin sacré.
Parce que le toucher peut soigner, éveiller, transformer.
Parce que vous méritez une approche respectueuse, profonde et incarnée.








Le Toucher de Soie invite à une exploration profonde et sensible du corps, pour éveiller l’énergie vitale et se reconnecter pleinement à soi.
© 2025 Toucher de Soie®